Archives de Tag: Redman

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Cormega "Mega Philosophy" @@@½


Il y a 10-15 ans, l’idée d’un album de Cormega intégralement produit par Large Pro aurait fait l’effet d’une bombe. Aujourd’hui c’est le genre de projet qui attirera l’attention des puristes du genre, les trentenaires et plus comme les jeunes mordus de hip-hop qui se respectent.

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Bun B "Trill O.G. : The Epilogue" @@@@


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Bernard Freeman alias Bun B représente pas loin de 25 ans de carrière avec le duo légendaire des Underground Kings de Houston, qu’il perpétue encore fièrement aujourd’hui même après la disparition soudaine de Pimp C. Bun B a connu en parallèle une honorable carrière solo avec une pléthore (centaine?) de featurings et une trill-ogie qui a démarré en 2005 avec un Trill mainstream, un II Trill détonant trois ans après qui a fait suite au décès de son comparse et un troisième volet en demie-teinte sorti en 2010. Pour parachever sa discographie avec un brin d’éclat, le rappeur nous livre un épilogue généreux.

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Tony Touch "The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s" @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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dopedod-DaRoach

Dope D.O.D. "Da Roach" @@@@


Forts d’une importante tournée européenne qui leur a permis de poser le pied en sol américain au fameux festival SXSW, les Dope D.O.D. embraient avec un second double-album (!) explosif, Da Roach, qui risque bien de laisser son empreinte dans le hip-hop européen. En réchapperez-vous?

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Madlib – Medicine Show #13 "Black Tape" @@@@


Madlib est un producteur tellement productif qu’avec lui, c’est jamais douze sans treize. Comme beaucoup d’entre vous, je pensais que la série des Medicine Show s’arrêtait au douzième volume. C’est pas faux, c’était prévu comme tel. Et là, surprise, un treizième numéro est sorti de nulle part ailleurs que ses machines, une mixtape spéciale remixes qui supplémente le douzième volume qui était composé uniquement de remixes. Comme il est indiqué, cette Black Tape est conseillée au plus de dix-huit ans, pas que ce soit interdit pour les mineurs de l’écouter, rien d’obscène, mais ils risquent fort de ne pas s’y retrouver dans sa sélection.

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Terminal 3 presents The Academy @@½


Au premier abord, The Academy semble être bien plus qu’une simple compilation. Les chiffres le prouvent : ce projet réunit 55 rappeurs (!!!) autour de Kurupt, le gestionnaire, et Terminal 3, les producteurs, sur 21 pistes. C’est beaucoup plus impressionnant que les albums de Statik Selektah, Army Of Pharaohs, celui des Eastcoast Avengers et même DJ Khaled (pan, dans ta gueule). Trop beau pour être vrai.

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Ghostface Killah "Apollo Kids" @@@@


Plus les années passent, plus Ghostface Killah se raccroche à ses racines underground. Paradoxal de la part d’un rappeur signé chez Def Jam ? Pas tout à fait car si on veut sortir un album strictement hip-hop dessus (autrement dit sans aucun single radio), la condition est de devoir tourner le dos à toute promotion associée.

C’est le choix qu’a opté Ghostface s’il voulait conserver son intégrité en tant que MC et s’il a décidé que Apollo Kids (titre repris d’un des standards de Supreme Clientele) aborde un retour aux sources du son Wu-Tang sans l’aide de RZA, qu’il en soit ainsi. Connaissant son caractère bien trempé, mieux vaut ne pas chercher à négocier. Le plus important est que ça plaise aux supporters de la première heure.

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Redman "presents… Reggie" @@½, "Pancake & Syrup" [mixtape] @@@½


Il n’a pas tort Redman, de critiquer la politique de Def Jam qui délaisse les artistes Hip-Hop au profits des plus bankables, de mélodies plus pop… Ce label (de moins en moins) hip-hop a beau être le plus puissant et le plus ancien créé, il a perdu beaucoup de son âme et les premiers à pâtir du manque de promo sont les vétérans. Platines autrefois, aux fonds des classements en ces jours, hot hier, légendes urbaines en perdition aujourd’hui. Conséquence de cette gestion désastreuse, artistique comme commerciale, Reggie est une déception, le Funk Doc n’est plus funky.

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M.O.P. "The Foundation" @@@1/2


Quatre cafés d’ingurgités et j’ai encore la tête dans le cul. Ben tiens, je vais me passer le dernier M.O.P. pour me donner un coup de pied au cul. Neuf ans qu’on attendait un VRAI skeud du duo le plus hardcore de la banlieue de Brooklyn. Putain ça remonte à loin Warriorz quand on y pense, grosse pièce du boucher ça ! Le bordel monstre qu’avait causé « Ante Up » et son remix, « Cold As Ice », des classiques qui font toujours mal à notre époque. Beaucoup de nostalgie quand j’y repense.

Billy Danze et Lil Fame reviennent de loin, c’est le moins que l’on puisse dire. Depuis 2001, ils ont fait des choix qui n’ont abouti à RIEN : un passage chez Roc A Fella, la fin de l’entente Jigga/Dame a été synonyme de brisure de contrat, puis une signature chez G Unit vivement décriée par les puristes, d’autant que Interscope ne prévoyait pas de sortir leur disque avant perpet’. Deux occasions manquées, double manque de bol. Les seuls trucs qu’on a pu se mettre sous la dent sont quelques featurings (ce qui n’a pas ménagé ma patience) et des pseudo-albums réchauffés (Mash Out Posse, St Marxmen et le faux-bootleg Ghetto Warfare). Le régime sec. Alors quand j’apprends que Foundation est leur premier officiel officiel de ce troisième millénaire, je saute sur l’occase comme un chien devant son os à moelle. Et là, deux sons de cloches. Fuck, mon crédo est de faire mon propre avis sur la chose.

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Method Man & Redman "Blackout! 2" @@@@


Avant d’écrire quoi que ce soit, j’aimerai d’abord annoncer le premier anniversaire de mon blog : et oui,  j’ai créé Sagittarius Hip Hop Reviews le 31 Mai 2008, avec comme première chronique 8 Diagrams du Wu-Tang Clan ! Et en transitant habilement par le Wu, je passe à Method Man & Redman qui viennent de sortir le second volet de Blackout! chez Def Jam.

C’est évident que le contexte de cette sortie n’est plus du tout la même qu’il y a dix ans. Réunion explosive entre les deux plus gros fumeurs d’herbe de la planète, Blackout! est sans aucun doute considéré comme un album rap culte, dont sont extraits la tuerie inoxydable "Da Rockwilder" et leur célèbre hymne "How High" dans sa version originale, avec son refrain que tous les fans connaissent par coeur. Un titre incontournable qui a inspiré le film du même nom sorti en 2002 avec un scénario complètement loufoque. En ce temps pas si lointain, le Funk Doc et Mr Mef étaient ultra-hype et leurs aventures en solo cartonnaient bien.
Les choses ont évolué très vite dans le rap game en une décennie mais le charisme et le tempérament des Blunt Brothers demeurent intacts, les chanceux qui les ont vu ensemble sur scène peuvent en témoigner autant que moi. Blackout! 2 n’était pas aussi attendu que son illustre prédécesseur, cependant dans le genre "Machintruc ricain 2, le retour", c’est une bonne séquelle. Rallumez votre poste sur la fréquence WKYA, We Kickin’ Your Ass Radio!

EPMD "We Mean Business" @@@@


Plusieurs mois précédant la ‘reformation’ (néologisme créé pour des circonstances exceptionnelles) inespérée des NTM, un autre duo de légende, américain cette fois, s’était ‘reformé’ pour notre plus grand bonheur à tous. Eux aussi les croyait-on irréconciliables, eux aussi ont commencé par une tournée (mondiale vu leur envergure) à partir d’Octobre 2006, mais contrairement à nos pionniers du hip-hop français, ce groupe de rap a poursuivi jusqu’au bout leur logique de come-back en livrant leur premier album depuis Out of Business en 1999, We Mean Business. Vous l’avez probablement déjà déviné, je parle bien entendu des EPMD, Erick Sermon et Parrish Smith, de retour dans le rap bizness. Je dois dire qu’il faudrait être complètement désintéressé pour passer à côté d’une sortie aussi événementielle. Car dans la tête de certains, des rappeurs qui ont 20 ans de carrière dans les baskets n’ont plus rien à faire là, parce qu’ils sont old school, mis sur la touche par les majors, ils doivent être considérés comme des retraités passés de mode… Qu’est-ce que ça peut foutre tant que leur musique nous fasse péter les baffles et bouger la tête sur des beats qui claquent ?

Drôle d’époque… De bon vieux groupes de rock à la longévité importante comme les AC/DC, U2, Rolling Stones,… arrivent à vendre des millions de disques encore de nos jours alors que dans le rap, les artistes doivent avoir une date limite pour leur carrière comme dans le sport de haut niveau ? C’est débile comme mentalité. J’en arrête là avec mon coup de gueule, parlons de ce gros disque qui pète grave.

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88-Keys "The Death of Adam" @@@@


Mais qui a bien pu tuer Adam S. Johnson ? Ce pauvre homme de 29 ans était un gars ordinaire, sans histoire, dont son seul péché est d’avoir été un coureur de jupon invétéré. Et pourtant, il a été retrouvé mort dans son loft à Harlem été 2008. Des pistes ont été évoquées dans la mixtape Adam’s Case Files alors que l’on opérait une autopsie de sa dépouille, sans aucune trace suspecte. L’enquête piétinait sérieusement tandis que la presse hip-hop était avide de connaître la raison de son décès.

Puis un jour, un indice a fini par attirer l’attention des spécialistes : une pomme pourrie ramassée près de son corps inanimé, des empreintes de ses dents ont été retrouvées sur le fruit défendu, mais pas d’empreintes d’une autre main que la sienne. Les suspicions quant à pomme empoisonnée ont immédiatement lancé la police sur la thèse de l’assassinat avec préméditation. C’est là qu’on se repose la question : mais qui aurait eu envie de lui mettre fin à ses jours ? Ce dossier nommé The Death of Adam narre les derniers jours d’Adam, nos interlocuteurs sont Leora Edut, chargée de cette affaire, et son meilleur ami 88-Keys, producteur discret pour Rawkus à la fin des 90s et principal témoin qui a bien voulu s’entretenir avec nous par téléphone. Pour lui et d’autres proches, aucun doute possible, il se pourrait bien qu’il s’agisse d’un crime passionnel… 

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Statik Selektah "Stick 2 the Script" @@@@


Producteur, DJ, A&R et jeune entrepreneur, Statik Selektah a suivi le cursus ordinaire d’un mixtape DJ, se fabriquant une certaine renommée dans l’indépendant au fil de ses services rendus pour les G Unit, Nas et Termanology, qui comme lui débarque de Boston. C’est d’ailleurs grâce à Statik Selkath que Terma a pu se construire une réputation, du circuit des mixtapes au statut de ‘unsigned hype’ le plus convoité. Comme c’est le cas de DJ Green Lantern, Statik est occasionnellement un très bon beatmaker, à notre grand étonnement, ce que personne ne savait avant son premier album Spell My Name Right sorti en Novembre 2007. Il a pu le confirmer davantage en produisant Grey Hairs de Reks (un disque vraiment terrible au risque de radoter), le MC étant signé sur son label ShowOff, et en s’impliquant en tant que directeur artistique sur le fameux Politics As Usual de son pote Termanology, le gros buzz underground de l’année 2008. Mi-Octobre, Statik Selektah, 26 ans, sort déjà sa seconde livraison, Stick 2 The Script, qu’il produit dans son intégralité, en rassemblant les meilleurs activistes de la scène hip-hop actuelle, toutes régions confondues. 

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Pete Rock "NY’s Finest" @@@


Rien qu’avec un titre comme NY’s Finest (Nature Sounds), une liste de featurings alléchante et cette pochette typée Blaxploitation (inspirée de celle de Hell de James Brown), beaucoup de puristes attendaient de pied ferme un retour en bonne et due forme de Pete Rock, tel un messie venant raviver la flamme du Hip Hop (dira-t-on d’un air théâtral). « New-York n’a pas eu un album comme ça depuis trop longtemps », avait-il déclaré sur cette prometteuse sortie. Mais à l’arrivée, nos espérances s’ébranlent : c’est la désillusion, la magie s’est comme dissipée…

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Public Enemy "How to Sell Soul To Souless People Who Sold Their Soul" @@@@


Hé bien, les papis font la résistance, les Public Enemy semblent toujours aussi increvables par les temps qui courent et malgré la cinquantaine qui approche inexorablement. L’escouade de choc nous avait offert l’an dernier Beats And Places, l’album de leur 20e anniversaire, ainsi que Remix of a Nation, la variante remixée de Rebirth of a Nation (intégralement produit par la panthère noire Paris). Si ma mémoire est bonne, Beats And Places s’achevait sur le titre « If I Gave You Soul ». Pourquoi fais-je allusion à ce morceau, simplement pour faire la transition avec leur nouvelle bombe How To Sell Soul To Souless People Who Sold Their Soul ? (qui se traduit par « comment vendre des âmes à des gens sans conscience qui ont vendu leur âme ? »). Pour des raisons pratiques, j’abrégerai ce nom à rallonge en HTSSTSPWSTS? (afin d’éviter de le retaper en entier à chaque fois). Détail important sur ce disque carrément énorme :  le retour du Bomb Squad à la production, en la personne de Gary G-Wiz. 

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