MMG presents "Selfmade, vol.1" @@@


Née en 1910 en Allemagne, le constructeur de voiture Maybach arrête sa production de voitures de luxe durant la Seconde Guerre Mondiale. Ressuscitée par Mercedes en 2006, la marque se réimplante rapidement sur le marché des limousines, devant Bentley et Rolls Royce. Depuis 2008, grâce à Rick Ross, le boss de Miami, Maybach a maintenant son label et sa musique, qu’il a brillamment illustré sur Trilla, Deeper than Rap et Teflon Don. Pour ce premier volume de Selfmade, Rozay a partagé les autres places de son palace roulant à ses nouvelles recrues : Meek Mill, Pill et Wale.

Sur un gros instru de Just Blaze, le quatre rappeurs et la chanteuse Teedra Moses intronisent cet album par une entrée en matière copieuse avant de lancer les morceaux. Le premier à se lancer est Meek Mill avec « Tupac Back », un gros morceau de boucher avec un très bon refrain de Rozay. Sa voix éraillée rappelle un peu (mais alors juste un peu) le timbre de Pastor Troy. Arrive ensuite Wale avec son « 600 Benz », très gros son également qui montre le revirement stylistique total du rappeur de Washington. REP son image de gentil rappeur pseudo-backpacker, bonjour la swag-attitude. Enfin au tour de Pill de montrer de quoi il est capable avec « Pacman ». Les quatre se trouvement à nouveau ensuite sur la bombe « By Any Means ».

C’est après que le temps se rallonge, à force d’entendre ces beats à la « B.M.F. » et « MC Hammer », qui continuent avec « Fitted Cap » feat J.Cole, « I’m a Boss » et « Big Bank » (feat French Montana) produite par Lex Luger (l’auteur des deux tracks citées pour référence). Faut croire que les beatmakers (Cardiak, Beat Billionaire,…) n’ont pas cherché loin, ils n’ont fait qu’appliquer la même recette : une rythmique mitraillette, des violons et cuivres synthétiques pour le côté symphonique… L’écoute devient plus tranquille lorsque enchaînent les deux tracks laid-back et chics « Rise » (feat CyHi the Prince) et le soulful « That Way » (feat Jeremih pour la caution r&b). Autre regret, celui de ne pas apercevoir les Olympiks ou J.U.S.T.I.C.E. League à la production. Les Inkredibles, eux, répondent présents, ils se chargent de trois morceaux (dont le single « Pandemonium » de Wale et « Play Your Part » déjà présent sur la mixtape Ashes to Ashes) sans trop d’originalité par rapport à leurs précédentes livraisons (par exemple « Freemason » sur Teflon Don).

Rick Ross prend beaucoup de place sur cet album, présent sur la majeure partie de cette compilation pour mettre du gras dans les refrains. Le seul titre solo est laissé à Pill (« Ridin Out Da Pole »). Par contre aucune trace des Triple C, hormis la participation de Gunplay. Au bout du compte, Selfmade est plus une démonstration de force inégale de sa dream-team qu’une représentation du rap bourgeois et mafieux à laquelle Ross nous a habitué avec sa trilogie de « Maybach Music ». Pas mal tout de même.

2 réflexions sur “MMG presents "Selfmade, vol.1" @@@”

  1. très bonne chronique, entièrement d’accord, c’est du son lourd comme on l’aime !
    Petite erreur par contre à propos de Maybach, la marque a été ressuscité en 2002 et non 2006 (c’était l’apparition de la Maybach excelero pour la première fois dans le clip de Jay-Z lost ones ). J’en veux pour preuve la fin du clip dirt off your shoulders déjà en 2003 où on apperçoit une Maybach 62 ;-)
    petite précision de la part d’un fan de rap et de grosses caisses ;)

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