“Music*All” by Black Stamp Music @@@@

Le rap français se diversifie et c’est tant mieux ! Il nous fallait une alternative au rap ghetto, au rap de rue, au rap bobo, au rap pas beau… Plus naturellement que la mode de l’autotune, la fusion Hip-Hop/Jazz est apparue comme une évidence dans le paysage français, une scène affirmée avec les Hocus Pocus, Oxmo Puccino & The Jazzbastards ou encore les Jazz Liberatorz. C’est dans cette niche florissante que le projet Music’All de Black Stamp Music s’est émancipé, une sorte de compilation sélectionnant parmi les meilleurs rappeurs de France sur des instrumentations live orchestrées par la troupe d’Illuminés Black Stamp, en pleine fièvre « Yes We Can! ».

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Guru 8.0 “Lost & Found” @@

guru8.0De tous les rappeurs et groupes qui ont construit le hip-hop dans les années 80 et début des années 90, beaucoup sont considérés comme des icônes et paradoxalement, très peu d’entre eux sont parvenus à conserver leur place dans le rap game. Pratiquement tous ont la quarantaine passée et dans l’esprit du public rap et de l’industrie musicale, il y a comme un âge fatidique à ne pas dépasser sous peine d’être poussé à la retraite anticipée.

Ils ont beau posséder une discographie sacrée, lorsque ces rappeurs légendaires re-sortent un disque ancrés dans leur style old school pour rester authentique, on dit d’eux qu’ils sont passés de mode et ringards, et à l’inverse lorsqu’ils essaient d’être à la mode, ils passent aussi pour des vieux ringards. Certains parviennent à trouver un juste milieu comme les EPMD et Public Enemy, tant mieux. Le cas de Guru est plus délicat à traiter…

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Fat Joe “J.O.S.E.2″ @1/2

Certains auditeurs de rap cainri ont raison de penser que la qualité du rap eastcoast est tirée par le bas si on étudie la question de Fat Joe. Celui qui dans les années 90 a lancé la carrière de Big Pun et qui fut un des piliers du D.I.T.C. n’est plus que l’ombre de lui-même à l’heure où je vous parle.

La sortie de J.O.S.E. 2 permet de faire le point depuis son prédécesseur Jalous Ones Still Envy qui nous ramène huit ans en arrière, période où Fat Joe était au top de sa carrière. En effet, J.O.S.E. premier du nom (dont sont extraits les tubes « What’s Luv » avec Ja Rule & Ashanti et « We Thuggin » feat R Kelly) s’est officiellement vendu à plus d’un million d’exemplaires au pays de l’Oncle Sam. C’est après que sa cote de popularité a dégringolé proportionnellement à ses scores de vente… jusqu’à atteindre le fond avec ce grotesque J.O.S.E. 2. Comment a-t-il pu tomber si bas ? Analyse.

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Wax Tailor “In The Mood For Life” @@@@1/2

Qui a dit que la musique n’était que des vibrations dans l’air ? Le français Wax Tailor a su donner une nouvelle dimension à la musique trip-hop avec son premier chef d’oeuvre Tales of the Forgotten Melodies. Ce bricoleur de génie a inventé – en quelque sorte – ce que l’on surnomme du “abstract hip-hop cinématographique”.

L’adaptation sur scène de ses compositions est des plus spectaculaires car il développe cette expérience artistique en présentant des vidéo-mix pour créer de véritables show sons & images. In The Mood For Life, le titre de son troisième film musical, est un événement en soi, un peu comme la sortie d’un nouveau long-métrage d’un éminent réalisateur de film indépendant.

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Skyzoo “The Salvation” @@@@1/2

Paris, 2049. La culture neo-hiptronic bat son plein avec des artistes comme S.Carter Jr et Pr Dre (qui vient de sortir Bionic 2050), les petit-enfants de feu Jay-Z et Dr Dre. Dans mon holo-pod tourne aussi des vieux classiques de Kanye West qui datent des années 2000 et les albums du groupe hardcore X-terminatorz Of Human Kind que j’ai téléchargé au format .mss9 (le format de compression semi-quantique de son émo-spatialisé).

Le téléchargement gratuit est monnaie courante à notre époque grâce la légalisation d’un système de paiement ultra-simplifié révolutionnaire en vigueur depuis 2034 grâce au N3D (Nouveaux Défenseurs des Droits Digitaux) : je pose la paume de ma main contenant ma nano-puce biométrique sur l’ID-scan pour explorer en réalité virtuelle la bibliothèque de MacTunes, je choisis les chansons ou les holo-films que je veux et ils téléchargent à la vitesse de 10To/s (vive les connexions satellites) pendant que l’artiste se voit automatiquement rémunéré par l’argent des virtu-publicités. Cette fonctionnalité a sonné la mort de l’industrie du disque à l’échelle mondiale. RIP Universal-Sony.

Mon pépé arrête pas de me rabâcher que la musique hip-hop, c’était mieux avant. Il trouve ce qu’il se fait trop artificiel. C’est sûr que ça n’a rien à voir le hip-hop du 20e siècle et début du 21e avec ce qu’il se fait maintenant avec les techniques de créa-samples, qui permettent d’associer avec parcimonie des loops filtrés à l’avance dans des banques de samples en ligne, des boîtes à rythmes à pulsations et des synthétiseurs à distorsion. En plus tout le monde peut faire son propre instru maintenant depuis la promulgation de la gratuité des samples d’oeuvres datant de plus dix ans. En plus les flows actuels sont soit hyper techniques, on rappe un peu comme des robots, soit abstract et ça ressemble à des récitations pleines de néologismes. Et les artistes qui marchent le mieux sont ceux qui ont le plus de connexions et les plus grosses communautés de net-fans.

C’était bien plus archaïque le hip-hop d’avant dans les méthodes de productions et les flows étaient plus fluides. Mais je respecte le hip-hop et l’électronica comme mon grand-père était fana de rap et adorait le jazz, la soul et la funk en son temps. Il m’arrive de lire ses rétrospectives pour ma culture personnelle. Un jour j’ai lu un article qui date de 2027 et qui s’intitulait ‘Le renouveau du rap new-yorkais à la fin des années 2000′ et dedans ça parlait de The Salvation de Skyzoo, que je connaissais pas du tout. Puisque je suis en parti d’accord avec ce qu’il dit (malgré le fait que j’ai eu du mal à m’habituer à la qualité sonore), j’ai recopié ce qu’il y écrivait dessus.

“Retour à une période où le hip-hop sortait d’une période de léthargie, une décennie avant que ce mouvement fusionne avec l’électro pour engendrer le son hiptronic actuel, qui contient une multitude de sous-genres comme l’électro-hop (pré-existant au début du nouveau millénaire), du hiptronic soul, l’écolo-hop (issue des camps de réfugiés climatiques), de la basstronic et japster hop.”

“Je parle de cette époque où les graffitis n’étaient pas encore phospho-luminescents, où le sampling était manuel, les scratches se faisaient encore sur de vrais vinyles, les rappeurs étaient signés sur des labels, ils rappaient de manière moins mécanique, et où le bling-bling (très ringard quand on y repense) était à la mode, le hipster-hop n’avait pas encore explosé, le son était stéréo, et où on ne stockait que 8Go de musique dans des antiques iPod aux minuscules écrans tactiles. [...] Tout ça paraît tellement dérisoire en ce moment mais à l’époque c’était comme ça, et à mon humble avis, le rap sonnait tellement plus ‘vrai’, plus rentre-dedans, plus spontané, malgré toutes les merdes qui sortaient.”

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Mariah Carey “Memoirs of an Imperfect Angel” @@@

Princesse Mariah, chapitre XII, Mémoires d’un ange imparfait.

Mariah Carey file désormais le bonheur parfait avec son prince charmant Nick Cannon. A bientôt 40 ans, la diva est en super(s) forme(s) et généreuse comme elle est par nature, elle aime le montrer en couverture. Vraiment si parfait ce bonheur ? Non, Mariah a vécu moult tourments dans sa vie qui l’a rend imparfaite. Comme c’est malheureux… Mariah est aussi soucieuse de conserver sa jeunesse et compte sur ses valets The-Dream & Tricky Stewart et James Wright pour que sa musique r&b de luxe ne prenne pas une ride.

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Ghostface Killah presents Ghostdini “The Wizard of Poetry in Emerald City” @@@@

Hey yo, what up son ? Alors qu’on vient tout juste de quitter Tony Starks en featuring sur Only Built 4 Cuban Linx 2, on retrouve Ghostface sous son autre blase de Ghostdeini sur son nouvel LP chez Def Jam, Wizard of Poetry in Emerald City (le titre en version longue). En version courte, ça donne Wizard of Poetry, un album conceptuel qui se veut tendancieusement r&b soulful. Le long de sa carrière, Ghost a bien souvent relaté ses relations avec la gente féminine en les traitant comme il se doit. De là à leur consacrer douze tracks, cette galanterie paraît toute naturelle.

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M.O.P. “The Foundation” @@@1/2

Quatre cafés d’ingurgités et j’ai encore la tête dans le cul. Ben tiens, je vais me passer le dernier M.O.P. pour me donner un coup de pied au cul. Neuf ans qu’on attendait un VRAI skeud du duo le plus hardcore de la banlieue de Brooklyn. Putain ça remonte à loin Warriorz quand on y pense, grosse pièce du boucher ça ! Le bordel monstre qu’avait causé « Ante Up » et son remix, « Cold As Ice », des classiques qui font toujours mal à notre époque. Beaucoup de nostalgie quand j’y repense.

Billy Danze et Lil Fame reviennent de loin, c’est le moins que l’on puisse dire. Depuis 2001, ils ont fait des choix qui n’ont abouti à RIEN : un passage chez Roc A Fella, la fin de l’entente Jigga/Dame a été synonyme de brisure de contrat, puis une signature chez G Unit vivement décriée par les puristes, d’autant que Interscope ne prévoyait pas de sortir leur disque avant perpet’. Deux occasions manquées, double manque de bol. Les seuls trucs qu’on a pu se mettre sous la dent sont quelques featurings (ce qui n’a pas ménagé ma patience) et des pseudo-albums réchauffés (Mash Out Posse, St Marxmen et le faux-bootleg Ghetto Warfare). Le régime sec. Alors quand j’apprends que Foundation est leur premier officiel officiel de ce troisième millénaire, je saute sur l’occase comme un chien devant son os à moelle. Et là, deux sons de cloches. Fuck, mon crédo est de faire mon propre avis sur la chose.

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Brother Ali “Us” @@@@1/2

Kaïen Shiba : « Il y a deux sortes de batailles… Celles pour défendre sa vie et celles pour défendre son honneur. C’est ça la théorie du capitaine Ukitake. Mais moi… tu vois… Je crois qu’au fond, cela revient à défendre la même chose. »

Rukia Kushiki : « Ah bon… laquelle ? »

Kaïen Shiba : « Son coeur. […] Et donc je voulais te demander Kushiki, où se trouve ton coeur? »

Rukia hésite, réfléchit et pose, indécise, la main sur son coeur : « Euh, eh ben, par ici non? »

Kaïen Shiba, serrant son poing entre Rukia et lui : « Ce à quoi je pensais, c’est que le coeur est ici. Entre toi et moi. Car je pense que le coeur naît au départ entre deux personnes. Il n’est pas dans notre corps. C’est quand on pense à quelque chose ou qu’on a des sentiments pour quelqu’un que le coeur nait. »

- Bleach, tome 30 -


A peine rentré de tournée que Brother Ali sortait l’EP The Truth Is Here qui faisait l’intermédiaire entre The Undisputed Truth et ce nouvel LP qu’est Us, dont certaines infos avaient filtré lors de son interview sur Streetblogger publiée au Printemps. Pas le temps de souffler, le MC chocolat blanc de Rhymesayers reprend le mic pour prêcher la bonne parole à travers le rap. « Brothers & Sisters », écoutez le message de frère Ali, c’est Chuck D qui vous le dit !

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Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah “Only Built 4 Cuban Linx… pt II” @@@@1/2

J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique eastcoast.

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Nicolay “City Lights Vol.2 : Shibuya” @@@@

Toute ma vie, j’ai rêvé d’aller au Japon. Tout petit déjà, à force de regarder des dessins animés japonais, j’étais inconsciemment devenu adepte de la culture nippone. Et ça ne s’est pas arrangé avec les années : des semaines passées sur la Super Nintendo, puis la PlayStation 1, 2 et 3, des milliers de pages de mangas dévorés, des centaines de sushis, sashimis ou okonomiyaki dévorés aussi, des rêves de rouler au volant d’une Nissan GT-R… Plus que les Etats-Unis ou l’Australie, c’est le pays du Soleil Levant qui m’a toujours attiré le plus, par son histoire, sa culture et son mode de vie. J’envie les gens y vivent, à la pointe de la mode, des gadgets électroniques et de la technologie. Et j’envie surtout Nicolay qui a eu l’opportunité de déambuler dans les rues de Tokyo et de se fondre dans la population de Shibuya, un des centres névralgiques de la mégapole. Pour raconter son expérience en musique dans les rues tokoïtes, il sort City Lights vol.2 chez Foreign Exchange Music. Bluffant : il suffit de fermer les yeux se matérialiser dans la capitale japonaise !

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Jay-Z “The Blueprint 3″ @@@@

The Blueprint 3 est la fin d’un cycle, qui a commencé en cette date tragique du 11 Septembre 2001, celle des attaques terroristes qui ont ébranlé la ville de New-York et le monde entier. Cette tragédie incommensurable m’a rendu encore plus fort pour représenter et j’ai été proclamé King of New-York. The Blueprint est un de mes albums favoris, c’est un classique, un album très soulful qui puise sa source dans les chansons de soul et de rock qui ont parsemé mon enfance. C’est grâce à cet album que Kanye West existe aujourd’hui, et je n’ai jamais perdu l’ascendant sur lui.

L’année suivante, je remets le couvert avec la suite, The Blueprint 2, un double-album riche en collaborations marquant mes influences quand j’étais ado, mais qui n’a pas trop plu à la critique. Après quoi j’ai mis en scène une retraite provisoire en réalisant avant ça mon fameux Black Album avant de faire mon retour en 2006 tout en étant président de Def Jam Recordings : le plus grand départ du rap game et le plus grand come-back du rap game, c’est moi, Jayhovah.

Les choses ont très vite changé pour moi ces dernières années. J’ai quitté Def Jam parce qu’on m’a refusé de payer une augmentation, je crée alors Roc Nation chez la maison de disque adverse Atlantic. Ça me manquera qu’on ne me surnomme plus President Carter, mais je reste un businessman avant tout. Puis je m’épanouis dans ma vie personnelle depuis mon mariage caché avec Beyoncé. Raconter ma vie privée n’est pas mon fort. Et c’est de manière très calculée que j’apporte le dernier volet The Blueprint 3, qui – je l’espère – marquera une nouvelle ère dans le rap.

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[q-tip] Kamaal The Abstract @@@@1/2

Dans la longue liste des albums attendus depuis bien trop longtemps, quelque part entre The Seventh Seal de Rakim et Detox, il y a Kamaal The Abstract. A l’origine, ce second album (théorique) du leader des Tribe Called Quest devait sortir Printemps 2002, au beau milieu d’une période où le mouvement Soulquarian marchait sur de nouvelles pistes avec des albums tels que Phrenology des Roots, Electric Circus de Common, Hard Groove de Roy Hargrove ou Worldwide Underground de Erykah Badu.

Qu’est-ce qui a fait que cet album conceptuel n’a pas vu le jour à ce moment-là, ce n’est un secret pour personne : les dirigeants de son ancienne maison de disque arguaient le fait qu’il n’était par marketable. L’excellente musique n’est pas marketable ??? Absurde ! Fort heureusement l’extrait « Feelin » a pu effectuer quelques passages sur des radios spécialisées, comme Nova en France, et Kamaal The Abstract est devenu un album vivement réclamé. Il aura fallu attendre plus de sept années pour que justice soit rendue. Alleluia !

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Kid Cudi “Man on the Moon: The End of the Day” @@@@1/2

C’est l’histoire d’un gamin qui avait était tout le temps la tête dans la lune. Né Scott Mescudi et élevé dans un modeste quartier de banlieue de Cleveland par des parents instituteurs, un couple mixte africain et mexicain américains, cet enfant semblait mener une vie normale d’enfant de couleur aux Etats-Unis. Jusqu’à ce que son père disparaisse des suites d’un cancer alors qu’il n’avait que 11 ans, provoquant chez lui un profond traumatisme.

Pour fuir cette dure réalité, le gosse Mescudi se repliait sur lui-même et vivait dans son imaginaire pour s’évader. Puisque son géniteur était un artiste peintre à ses heures, il rêvait de devenir artiste lui aussi, comme papa. Inspiré par la mouvance Native Tongue durant ses études, il décide, à 20 ans, de devenir rappeur et s’en va à Brooklyn, New-York, pour s’imprégner de la culture Hip-Hop.

Quatre ans plus tard, Internet devient le lieu de naissance d’un « kid nommé Cudi », intitulé francisé de sa première mixtape (lire la chronique), par le biais de son titre « Day N Nite », qu’il avait enregistré un an auparavant après une rupture – pour l’anecdote. Le monde ne se doutait guère lors qu’il venait de rencontrer un véritable phénomène hip-hop tout plein d’imagination. Et l’imagination, comme l’univers, n’a aucune limite.

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KRS-One & Buckshot “Survival Skills” @@@1/2

C’est dans les situations les plus désespérées que l’union fait la force, les personnes les plus expérimentées le savent bien. C’est une des raisons pour lesquelles le Teacher, KRS-One, s’est associé avec Buckshot et Duck Down Records pour livrer un guide de survie dans le Hip-Hop, Survival Skills. Ceci sous-entend évidemment que, selon eux, la culture hip-hop tombe en désuétude, ce qui est loin d’être faux. Il est urgent qu’une mise au point s’impose pour rappeler les codes de l’éthique inhérente au rap, ses valeurs et remettre la jeune génération sur la bonne voie, non sans donner de leçons de morale. Parce que « le rap, c’était mieux avant ».

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